Autres:
Le
syndrome d’hyperphagie boulimique :
Cette
conduite est caractérisée par des épisodes récurrents de
crises de boulimie sans recours régulier aux comportements
compensatoires. C’est donc dire qu’en une période de temps
limité, il y a absorption d’une quantité de nourriture
largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient
en une période de temps similaire et dans les mêmes
circonstances. Le sentiment de perte de contrôle est présent
mais il y a absence d’utilisation de méthode d’élimination
par la suite.
Le
syndrome d’hyperphagie nocturne :
Ce
comportement est caractérisé par des épisodes récurrents
d’hyperphagies se produisant durant la nuit.
Une absence ou une quantité négligeable d’aliments est
consommée au déjeuner. Au moins 25% des besoins énergétiques
quotidiens sont consommés après le souper. Cela crée de
l’insomnie au moins 3 nuits par semaine.
L'exercice compulsif :
L’exercice
compulsif consiste à faire de l’activité physique à l’extrême.
Cette condition est caractérisée par une activité physique fréquente
et excessive.
Les individus s’entraînent intensivement au-delà de ce
qui est nécessaire pour la santé ou la performance compétitive.
Ils peuvent même en faire lorsqu’ils sont malades ou blessés.
Ces
individus sont obsédés par l’exercice et définissent leurs
valeurs personnelles par rapport à leur performance physique. La
majorité des individus qui font de l’exercice compulsif sont également
préoccupés par le poids, la nourriture et l’apparence
physique.
L’orthorexie :
L’orthorexie
est une condition où manger sainement devient une obsession.
Elle peut
amener les gens qui en souffrent à tout calculer et à cesser de
manger de façon spontanée. Manger sainement devient alors une
contrainte. La recherche d’aliments biologiques se fait d’une
façon excessive. Les gens ne se permettent aucune souplesse quant
aux types d’aliments qu’ils mangent et ils vivent le tout avec
anxiété.
Trouble
des conduites alimentaires non spécifié :
C’est
une catégorie destinée à des conduites alimentaires qui ne
remplissent pas les critères diagnostiques d’un trouble des
conduites alimentaires spécifiques. Il n’en demeure pas moins
que la sévérité des symptômes s’avère importante et, au même
titre que les gens ayant un trouble alimentaire spécifique, ces
personnes ont besoin d’aide et de support.
Co-morbidités :
Il
arrive que d’autres conditions affectent les personnes souffrant
d’un trouble alimentaire tels que les troubles de l’humeur (dépression,
bi-polarité ), les troubles anxieux (panique, phobie, stress
post-traumatique), les troubles obsessifs compulsifs, les troubles
liés à l’utilisation d’une substance, les troubles de
personnalité et les troubles du sommeil.
Si la Clinique BACA juge que le trouble alimentaire est
secondaire à la présence de certaines co-morbidités et que ces
dernières seraient mieux traitées par d’autres professionnels,
une démarche de référence est préférable et sera recommandée.